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08/03/2013

Colloque "Présence du gaullisme"

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08/10/2011

Pour l'honneur du Gaullisme - Contre-enquête sur un héritage

La Convention des gaullistes sociaux pour la Ve République est heureuse de vous annoncer la publication, le 20 octobre prochain, d'un livre d'entretiens de Jean Charbonnel avec le journaliste Laurent de Boissieu.

 

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Pour l'honneur du Gaullisme - Contre-enquête sur un héritage

 

30/10/2009

Histoire secrète du patronat

 

Benoît Collombat et David Servenay
Histoire secrète du patronatde 1945 à nos jours
Paris, La Découverte, 2009

 

Cet ouvrage considérable, de 687 pages, publié sous la direction de Benoît Collombat, grand reporter à France Inter, et de David Servenay, avec le concours de plusieurs de leurs collègues journalistes tente un pari difficile : comprendre — et souvent juger — cette grande force économique, financière, sociale, politique qu'est le patronat français d'aujourd'hui. Un tel sujet, qui n'avait jamais fait l'objet d'une synthèse aussi détaillée, mérite quelques réflexions, même rapides.

Il faut d'abord noter la portée historique de cet effort, puisque les principaux aspects du patronat sont analysés dans le livre depuis la Libération jusqu'à la période actuelle, soit pendant deux Républiques, d'innombrables gouvernements, des majorités politiques changeantes, avec la volonté constante d'épouser le rythme de ces mutations : la reconstruction du «système» patronal jusqu'en 1958 ; l'«émergence sauvage" du capitalisme français jusqu'en 1968 ; le «socialisme patronal» jusqu'en 1987 ; l'arrivée de la mondialisation de 1988 à 1997 ; et, enfin, ce que les auteurs appellent «l'ère des tueurs»...

Cette volonté non seulement de survoler mais d'analyser, parfois en profondeur, ce patronat a conduit les auteurs à multiplier les monographies sur tel ou tel aspect de la politique patronale et sur la personnalité des patrons eux-mêmes. Ce qui nous vaut une galerie, parfois pittoresque, des grands patrons qui ont marqué la période : Dassault, Floirat, Bouygues, Bébéar, Lagardère, et beaucoup d'autres.. Mais ces études, souvent fouillies, parfois brèves, n'ignorent jamais le contexte dans lequel s'est située l'action du patronat français, depuis l'affaire de la Cagoule en 1937 jusqu'à «l'offensive des groupes privés à l'assaut des services publics» d'aujourd'hui, en passant par l'œuvre occulte de rescapés de la collaboration comme Georges Albertini, les nombreuses harmoniques de l'affaire Lip ou les entreprises hasardeuses de Bernard Tapie.

Chaque fois, ces analyses sont accompagnées d'une bibliographie «pour en savoir plus», afin de permettre des recherches ultérieures.

C'est dire le sérieux de cette tentative, dont les résultats sont évidemment inégaux, compte tenu de la diversité des sujets et des difficultés d'accès à certaines sources. Qu'en conclure ?

Même si le regard d'ensemble est critique et «l'instruction" des affaires patronales le plus souvent à charge, quelques constatations objectives ressortent de ce vaste examen : la puissance patronale demeure forte quelle que soit la conjoncture économique, sociale ou politique ; la grande majorité du patronat reste attachée au libéralisme économique, qu'il s'exprime sous la forme du capitalisme «rhénan» ou purement financier ; le poids des lobbies avec leur prolongement bruxellois d'aujourd'hui, n'a pas diminué malgré l'effort de restauration de l'État entrepris après 1958.

Ce qui nous permet de poser avec plus d'insistance un des problèmes-clé de notre avenir : est-il encore possible, sera-t-il demain possible de maintenir l'arbitrage de l'intérêt général dans la vie de la nation ? La partie n'est pas gagnée.

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16/09/2009

Le pouvoir ne se partage pas

 

Édouard Balladur
Le pouvoir ne se partage pas. Conversations avec François Mitterrand
Paris, Fayard, 2009

 

Le livre publié par M. Balladur pour relater ses conversations avec François Mitterrand, pendant la période de cohabitation de 1993 à 1995, nous semble important à plusieurs titres.

Il comporte d'abord un rappel d'ensemble de son engagement dans la vie publique comme collaborateur de Georges Pompidou à l'Élysée, puis comme ministre de l'Économie et des Finances dans le gouvernement Chirac et, enfin, comme Premier ministre, jusqu'à sa candidature en 1995 à l'Élysée. Dans ces pages, Édouard Balladur expose avec calme et précision la philosophie politique qui a dominé son parcours : adhésion raisonnée à un libéralisme limité par de réelles préoccupations sociales, considération, un peu méfiante, vis-à-vis d'un gaullisme plus prisé dans sa dimension proprement "gaullienne" que dans ses pulsions chiraquiennes, sens de l'État porteur, envers et contre tout, de l'intérêt général, qui doit, en toutes circonstances, s'imposer.

Il est évidemment possible de critiquer cette synthèse, où apparaissent encore – notamment vis-à-vis de Jacques Chirac – les blessures d'une démarche qui n'a pas eu la consécration qu'elle méritait. Mais nul ne pourra mettre en cause la sincérité et la cohérence d'une action qui, pour l'essentiel, a réussi, au cours de ces années 1993-1995 où se préparait la destinée, qui allait être si décevante, de notre pays dans la décennie à venir.

Mais l'intérêt de l'ouvrage d'Édouard Balladur réside aussi dans la transcription – qui paraît fidèle – du dialogue qu'entretinrent le Président de la République et le Premier ministre pendant ces années de cohabitation : le face-à-face des deux hommes est passionnant, dans la mesure où il oppose deux tempéraments, deux parcours, deux politiques, deux légitimités. Tandis qu'Édouard Balladur s'y montre inébranlable dans l'affirmation de ses principes et la volonté de les appliquer, François Mitterrand s'y révèle un redoutable jouteur, volontiers cynique, souvent manipulateur, aux amabilités calculées, de plus en plus exaspéré par la réussite de son interlocuteur, au point de manœuvrer, à la fin de la période, pour favoriser la victoire de Jacques Chirac aux élections présidentielles. L'Histoire jugera l'action des deux hommes : mais ce qu'il est possible d'apprécier d'apprécier, dès maintenant, c'est la profondeur de leur commun patriotisme et l'étendue de leur culture, puisée, il est vrai, aux mêmes sources.

Enfin, et ce n'est pas le moindre, l'intérêt du livre réside dans l'évaluation finale, par M. Balladur, de la pratique de la cohabitation. Il en a d'autant plus de mérite qu'il en avait vanté, en 1983, les avantages, à un moment où la possibilité d'une dissociation des majorités parlementaire et présidentielle commençait à se profiler à l'horizon. Contrairement à Raymond Barre, Édouard Balladur avait en effet considéré qu'il valait mieux prendre le risque d'une division de l'Éxécutif que celui d'un nouveau recours aux urnes, qui troublerait l'opinion. La rudesse de l'expérience qu'il a vécue entre 1993 et 1995 le conduit, au contraire, à estimer aujourd'hui que "la cohabitation institue un système instable et opaque", qu'elle favorise au sommet de l'État l'équivoque et le double langage et que "les responsabilités s'en trouvent diluées". On ne saurait mieux dire.

Oui, le pouvoir ne se partage pas.

C'est ce que nous avons toujours pensé et affirmé.

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13/03/2008

Le nouveau XXIe siècle

 

Jacques Sapir
Le nouveau XXIe siècle
Paris, Le Seuil, 2008

 

M. Jacques Sapir, économiste fort pointu, professeur à l'École de Moscou mais, aussi, bon connaisseur des analyses des auteurs américains sur l'économie internationale, observateur attentif de la vie politique du pays, avait beaucoup de titres pour nous donner une étude dense et neuve sur les perspectives du XXIe siècle : Du siècle américain au retour des nations. Nous en présenterons les principales conclusions.

M. Sapir constate, tout d'abord, que l'ordre économique et politique développé depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, dans l'esprit d'un libéralisme sans frontières, par et pour l'affirmation de la puissance américaine, a été rompu, avant même l'attentat du 11 septembre 2001, par la crise financière internationale de 1997 à 1999. Les États-Unis et les institutions qui leur étaient dévouées, du FMI à la Banque mondiale, se sont, en effet, révélés incapables de la maîtriser vraiment, puisque leur pouvoir a été vivement contesté, notamment dans les manifestations de masse de Seatle contre l'Organisation mondiale du Commerce, tandis qu'au tournant du siècle, la Russie émergeait de l'abîme et que la Chine amorçait son grand retour. C'est dans ce contexte que, selon M. Sapir, les Américains ont cherché à reprendre la main, avec ou sans l'OTAN, dans les opérations guerrières du Kosovo, de l'Afghanistan, de l'Irak : mais on sait qu'elles ont mal tourné, dans les deux derniers cas surtout, pour aboutir à de sanglantes impasses. C'est pourquoi, aux yeux de l'auteur, le «nouveau XXIe siècle» qui aurait dû être celui du triomphe américain, s'est ouvert sur de larges incertitudes où, non seulement la Chine et la Russie mais aussi les grandes puissances émergentes et les nations européennes, dont la France, pourraient trouver l'occasion de jouer un jeu original et actif : celui de sujet et non plus d'objet de l'histoire à venir ; celui d'authentiques partenaires dans un monde redevenu multipolaire.

Cette volonté de M. Sapir de «penser le futur» dans une vision à la fois ample et précise, se fonde sur une démonstration serrée et exigeante, qui se démarque très vite de celle d'Hubert Védrine – dont nous avions, dans ces colonnes noté tout l'intérêt –, tant dans sa méthode que dans ses conclusions. M. Sapir va, en effet, beaucoup plus loin que l'ancien ministre des Affaires étrangères dans la mise en cause de la pensée unique sur les formes et les conséquences de la mondialisation libérale et les comportements, défensifs et offensifs, des États-Unis : car ceux-ci ont désormais affaire avec le redressement inattendu de la Russie de Vladimir Poutine et la montée en puissance du «compétiteur global» que devient la Chine.
Quelles conséquences Jacques Sapir tire-t-il, pour la France, de cette situation nouvelle ? C'est, essentiellement, que le pays, longtemps paralysé par des analyses obsolètes qui ont conduit ses gouvernants à l'immobilisme, doit reprendre l'initiative s'il ne veut pas se déliter dans la médiocrité, en demeurant dans la logique libre-échangiste doublée d'une politique sociale compassionnelle, «fonds de commerce commun de Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn et François Bayrou». Pour en sortir, l'auteur ne croit pas au cadre fourni par l'Europe des Vingt-Sept, ni même au traité «simplifié», tant que demeurera la dictature de la BCE. En revanche, il pense qu'il est possible de développer, à court et moyen terme, des coopérations spécialisées, par groupes de pays, comme celles qui ont permis la naissance d'Ariane et d'EADS : le «couple franco allemand, progressivement étendu à une alliance avec la Russie» pourrait donner l'impulsion nécessaire à cette relance. De telles stratégies n'étant évidemment concevables, pour M. Sapir, que si elles s'articulent sur «ce retour de l'État-nation qui se manifeste partout autour de nous».

Les «élites européennes», les élites françaises, vont-elles comprendre la nouvelle donne qui s'esquisse au seuil du XXIe siècle à construire ? L'avenir reste incertain, mais nous partageons, pour notre part, le questionnement de l'auteur, en souhaitant que les réponses qui lui seront apportées soient proches de ce qu'il espère.

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09/10/2007

Jacques Chaban-Delmas en politique

 

Jacques Chaban-Delmas en politique
Actes du colloque de Bordeaux du 18 au 20 mai 2006
Presses Universitaires de France, 2007

 

L'important ouvrage qui vient de retracer, sur près de 500 pages, le déroulement du «Colloque Chaban» que nous avions évoqué à plusieurs reprises dans ces colonnes mérite d'être particulièrement signalé. Et pas seulement parce que ce colloque est né de la volonté de Pierre Pascal et de Jean Charbonnel de rompre un injuste silence sur Jacques Chaban-Delmas, mais aussi et surtout parce qu'il a bénéficié, pour sa réalisation, de conditions tout à fait remarquables.

Et, d'abord, de la prise en charge du projet par une équipe universitaire de premier plan, conduite par MM. Lachaise, Le Béguec et Sirinelli. Avec eux, des enseignants et des chercheurs de qualité, provenant d'établissements de différentes origines – même si la part de la brillante école de Bordeaux y fut, naturellement, insigne – ont analysé sans complaisance, avec l'objectivité de la science, les principaux aspects et épisodes de la personnalité et de la carrière d'un homme politique hors du commun. Ces communications ont été appuyées par un nombre conséquent de témoignages qui ont, plus d'une fois, apporté des éclairages inattendus sur Jacques Chaban-Delmas : il est d'autant plus regrettable que certains, comme ceux de Simon Nora et de Jacques Baumel, n'aient pu intervenir, en raison du décès de leurs auteurs. Ce qui souligne encore l'urgence qu'il y avait à tenir ce colloque.

Nous ne pouvons, évidemment, retracer dans le détail le contenu des quelques trente interventions qui se sont succédées pendant deux jours et demi, devant un public qui n'a cessé d'être dense. Nous n'en retiendrons que trois traits qui nous paraissent majeurs.

C'est, en premier lieu, que le personnage de Chaban, avec le recul du temps et à la lumière des précisions apportées par l'Histoire, apparaît vraiment exceptionnel dans le cours de nos Républiques : la longueur de sa carrière, depuis la Résistance jusqu'aux palais nationaux, le niveau de ses responsabilités, la variété des charges qu'il a assumées, les chances qu'il a su saisir, l'intérêt des thèmes qu'il a développés, ont été sans précédent et ne semblent pas devoir se présenter à nouveau, avant longtemps : combien pèsent peu, en face de ce bilan, les reproches qui lui ont été faits d'inconstance et de légèreté !

C'est, ensuite, que le cœur du «système» de Chaban, qu'il l'ait appliqué dans la direction du modeste groupe des Républicains sociaux, à la présidence de l'Assemblée nationale, dans son ministère de la «Nouvelle Société» ou dans la gouvernance de Bordeaux et de l'Aquitaine, a été, quoi qu'on en ait dit, d'une totale homogénéité : ouverture aux autres, générosité dans l'inspiration, rapidité dans l'exécution, mais, toujours, fidélité à une certaine idée de la France, incarnée, à ses yeux, par le général de Gaulle.

C'est, enfin, que l'échec de sa candidature aux élections présidentielles de 1974, préparé par ses incompréhensions avec Georges Pompidou et ses propres maladresses, et achevé par les trahisons dont il a alors été victime, a représenté une formidable occasion perdue pour la France, ballottée, après lui, d'un excès à l'autre, ainsi que pour le gaullisme, désormais privé du souffle modernisateur dont il avait tant besoin. On ne le répètera jamais assez.

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23/11/2006

La religion gaulliste

 

Gaetano Quagliariello
La religion gaulliste
Paris, Perrin, 2007

 

Nous avons trouvé un réel intérêt au livre de M. Quagliariello.

D'abord, parce qu'il s'agit d'un regard italien, ce qui est rare, sur le général de Gaulle et le gaullisme. D'autant qu'aux analyses personnelles que l'auteur – universitaire reconnu, aujourd'hui sénateur de Rome – a ainsi effectuées sur ce grand sujet s'ajoute le rappel des jugements émis entre 1945 et 1969 par les diplomates italiens en poste en France, dont il a eu connaissance. Cet éclairage, que M. Quagliariello avait déjà esquissé dans une communication présentée en 1997 à un colloque sur le RPF, est évidemment précieux parce qu'il témoigne de la curiosité, pas toujours bienveillante, de nos voisins à l'égard de l'entreprise du Général : en tout cas, la lucidité et la finesse n'ont cessé d'être au rendez-vous de ces appréciations, ce qui ne saurait étonner chez les représentants d'un pays qui a inventé la diplomatie !

Ensuite, parce que cet ouvrage de 600 pages, dont près d'une centaine de notes et de références, représente un travail de qualité, en dépit de quelques confusions de noms et scories d'impression qu'un éditeur plus attentif aurait pu éviter... Mais, si l'on va à l'essentiel, l'ambition de l'auteur apparaît clairement : elle était de retrouver, pendant les 30 ans de la vie publique du général de Gaulle, les origines et les formes du charisme extraordinaire que l'homme du 18 juin a exercé sur le peuple français, et sur quelques autres aussi. Le chercheur italien y est-il parvenu ?

Oui, dans la mesure où il nous présente nombre de réflexions pertinentes sur la naissance du mythe gaullien, sur sa «liturgie», sur ses actes fondateurs lors des grandes crises nationales, mais aussi sur ses limites, ses difficultés, ses échecs. Dans cette longue histoire narrée avec précision et parfois minutie, certains aspects et plusieurs moments du gaullisme ont été scrutés avec un soin particulier : il en est ainsi des relations toujours tendues du Général avec les partis politiques, même ceux qui le soutenaient ; de ses rapports, compliqués, avec Pierre Mendès France ; de l'aventure, trop méconnue et pourtant significative, des Républicains sociaux ; de l'accouchement des institutions de la Ve République, du discours de Bayeux au référendum de 1962 ; et, bien entendu, des épisodes majeurs du retour au pouvoir de 1958 et du mouvement étudiant et ouvrier de 1968. Sans oublier le sens profond de «la gestion du silence» pendant la traversée du désert, auquel De Gaulle s'était astreint.

On regrettera, toutefois, quelques interprétations qui nous semblent erronées, peut-être en raison de la complexité et du caractère paradoxal des faits. Ainsi, si le chef du gouvernement provisoire de 1945, si désireux pourtant d'associer la famille socialiste à son pouvoir, ne s'est pas «engouffré dans la brèche ouverte» par la forte personnalité de Pierre Brossolette, ce n'est pas faute d'une «vraie stratégie gaulliste» à l'égard de la SFIO reconstituée, mais parce que les considérations partisanes l'avaient à nouveau emporté, après la fin de la guerre, chez Léon Blum et André Philip. Il n'est pas sûr, non plus, que Gaetano Quagliariello ait totalement perçu la portée de la politique extérieure conduite par le général de Gaulle, qui ne fut pas seulement une course hautaine vers la «grandeur» perdue. Et surtout, nous ne pensons pas que la source vive du charisme gaullien – mot que nous préférons à celui de «religion» – apparaisse complètement dans ces analyses : c'est-à-dire cet alliage inouï, au coeur des crises françaises du XXe siècle, entre une légitimité fondée sur l'Histoire et la quête inlassable du rassemblement d'hommes dispersés et souvent dressés les uns contre les autres par la défaite puis par le régime des partis.

Il est vrai qu'une telle alchimie n'était pas forcément évidente au coeur d'une vision sympathique mais naturellement distanciée des réalités de la France.

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11/05/2006

Les légitimistes - De Chateaubriand à De Gaulle: Jean Charbonnel

 

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28/01/2002

Le gaullisme en questions: Jean Charbonnel

 

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21/06/1999

À la Gauche du Général: Jean Charbonnel

 

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