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21/02/2014

Jean Charbonnel, un Républicain chaleureux

Communiqué de Jean-Pierre Chevènement

Avec Jean Charbonnel disparaît une personnalité politique rare. Venu de la démocratie chrétienne, il avait rejoint le gaullisme, par fidélité à celui qui en 1940 avait relevé l’espoir républicain. Il n’avait cessé d’y apporter une exigence sociale inséparable pour lui de l’essor économique du pays.

Attaché à la justice, la cause de l’émancipation des peuples a appelé très tôt son engagement. Le général de Gaulle lui avait confié le Secrétariat d’Etat à la Coopération, première fonction ministérielle qu’il exerça avant de devenir ministre du développement industriel. Plus tard, Jean Charbonnel présida l’Association France-Algérie, pour maintenir des liens étroits entre les sociétés algérienne et française après l’indépendance.

Je n’oublie pas le soutien qu’il m’apporta en 2002 et qui témoignait de sa liberté d’esprit. Je salue la mémoire d’un Républicain chaleureux, qui a apporté à la France le concours de sa vive intelligence et de sa grande générosité.

Publié dans In Memoriam | 18:45 | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2014

Communiqué - Décès de Jean Charbonnel

Communiqué de la présidence de la République

Jean Charbonnel était une figure du gaullisme. Ministre du Général puis de Georges Pompidou, il avait cherché à donner une vision sociale au mouvement auquel il appartenait. Et son action avait été constamment portée par la haute idée qu'il se faisait de son pays.

Maire de Brive pendant près de 30 ans, il avait transformé sa ville et lui avait donné un rayonnement culturel que ses successeurs ont scrupuleusement respecté.  C'est un homme de conviction qui disparaît aujourd’hui.

Publié dans In Memoriam | 18:30 | Lien permanent | Commentaires (0)

Hommage à Jean Charbonnel

C'est avec douleur et tristesse que nous apprenons le décès de Jean Charbonnel, et nous présentons à son épouse et à ses enfants nos sincères condoléances.

Jusqu'au bout Jean Charbonnel aura été fidèle à une certaine idée du gaullisme et de la France. "Tant que Dieu me prête vie, j’ai bien l’intention de continuer à m’occuper de la cité, et donc à garder une activité politique!", nous disait-il.

S'il était un des derniers ministres vivants du général de Gaulle, Jean Charbonnel était aussi un historien. Il a livré pour la postérité une analyse et un témoignage sur le gaullisme, le débarrassant des impostures et des dérives éloignées de ses principes fondateurs.

C'est cet héritage que la Convention des gaullistes sociaux pour la Ve République, dont Jean Charbonnel nous a passé le flambeau, continuera à défendre, maintenir et perpétuer.

Le bureau de la Convention.

Publié dans In Memoriam | 17:00 | Lien permanent | Commentaires (0)

17/09/2010

Jean-Marcel Jeanneney

La mort de Jean-Marcel Jeanneney nous a attristés.

Il n’est pas nécessaire de rappeler sa brillante carrière d’économiste et d’homme politique, témoin de la greffe de ce qu’il y eut de meilleur dans le radicalisme sur l’arbre gaulliste. Il géra avec talent les ministères de l’Industrie et des Affaires sociales et ne connut d’échec que dans la mise en forme du projet de référendum sur les régions et le Sénat que le Général lui avait demandé de préparer.

Jean-Marcel Jeanneney nous laisse un exemple, rare, d’imagination, de compétence et de fidélité, sans oublier les qualités humaines qui le firent aimer de tous ceux qui le connurent.

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Publié dans In Memoriam | 23:55 | Lien permanent | Commentaires (0)

14/04/2009

Maurice Druon

Notre ami Julien Serey, président du club Entrée libre et membre de notre bureau, rend ici un hommage mérité à l'ardent gaulliste et au politique courageux que fut Maurice Druon.


Les fées de la littérature se sont penchées sur son berceau. Le talent littéraire coulait déjà dans ses veines : il est l'arrière petit-neveu du poète Charles Cros, l'arrière arrière petit-fils d'Odorico Mendes (homme de lettres brésilien) mais surtout le neveu de l'écrivain Joseph Kessel. Il passe son enfance en Normandie. son voisin est le célèbre historien de la Monarchie de Juillet : Paul Thureau-Dangin, également Secrétaire perpétuel de l'Académie française.

Brillant élève, il est lauréat du concours général, il étudie à l'école libre de sciences politiques puis à l'école de cavalerie de Saumur. Il commence à publier à l'âge de dix-huit ans, encouragé par son oncle Jef Kessel, qui guide la vocation littéraire du jeune Druon et prend en quelque sorte «la relève de paternité».

Lorsque la guerre éclate, Maurice Druon est mobilisé, ce qui le conduit à publier un article dans Paris Soir intitulé : «J'ai vingt ans et je pars». Démobilisé en 1942, il rejoint son oncle Jef à Londres où il devient l'aide de camp du général François d'Astier de la Vigerie. Un dimanche, il s'enferme avec son oncle pour écrire l'hymne de la Résistance : «Le Chant des Partisans». Bien plus tard, Maurice Druon commentera l'écriture de ce texte : «C'est une chance et comme la justification d'une vocation d'écrivain que d'avoir pu, avec les mots les plus simples, exprimer l'âme d'un peuple et un moment magique. Une grâce du ciel». Après la libération, il connaîtra le succès et les honneurs : prix Goncourt avec les Grandes Familles en 1948, puis la saga des Rois Maudits, sans oublier les Mémoires de Zeus, Alexandre le Grand... Il recevra aussi les prix les plus prestigieux comme le prix Pierre de Monaco, le Prix Agrippa d'Aubigné... En 1966, à l'âge de 48 ans, il est élu membre de l'Académie française au trentième fauteuil.
En 2005, dans une revue de jeunes gaullistes, il s'exprime en ces termes : «Soyez fiers de la France, et puisez cette fierté dans son histoire autant que dans ses potentialités. Pensez aux autres autant qu'à vous-mêmes. Sachez goûter l'honneur de servir : c'est la justification de vivre». Il résume ainsi son engagement politique qui ne l'a pas quitté depuis Londres et sa rencontre avec le Général De Gaulle. Maurice Druon fut député de Paris, ministre des Affaires culturelles (Paul Morand dans son journal écrira : «c'est le Malraux de Pompidou»). Maurice Druon est resté toute sa vie fidèle à la France et au gaullisme, qu'il qualifiait ainsi : «Le gaullisme n'est ni une doctrine, ni un programme. C'est une morale, la morale des épreuves, et une règle de comportement pour le citoyen, pour le gouvernement, pour la nation. Le résumé de cette morale est dans une phrase capitale du deuxième appel de De Gaulle, le 22 juin 1940 : «L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie commandent de continuer le combat». Avant toute décision ou engagement, si vous êtes gaulliste, vous devez vous poser les trois questions, et vous demander ce que ces impératifs commandent. Cette morale vaut pour demain comme elle valait pour hier». En 2002, Maurice Druon me décernait un brevet de gaullisme en me disant : «Le gaullisme n'est ni une doctrine, ni un programme, c'est une éthique : éthique de l'individu, éthique du gouvernant, éthique du citoyen. C'est celle-là qu'il nous faut retrouver et remettre en honneur».


C'est un seigneur des lettres qui s'en va, un grand serviteur de la France.

«Chantez, compagnons,
Dans la nuit la liberté
Nous écoute...»

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Publié dans In Memoriam | 23:00 | Lien permanent | Commentaires (0)

01/09/2008

Jacques Dauer

Nous avons appris avec peine la mort de Jacques Dauer.

Combattant de tous les gaullismes, depuis celui de la guerre où il avait brillamment servi en 1944 jusqu'à celui d'un engagement politique sans faille, il avait toujours manifesté les mêmes qualités de courage et d'ardeur. Militant résolu du RPF, gardant, pendant la traversée du désert, une confiance absolue en De Gaulle, participant pleinement aux péripéties qui accompagnèrent son retour au pouvoir après le 13 mai 1958, Jacques Dauer avait eu, ensuite, du mal à s'accommoder avec le gaullisme institutionnel de la Ve République. Ennemi de tout compromis de gouvernement, fondateur de mouvements qui comptèrent dans la gauche gaulliste, il avait souvent déconcerté ses amis par le caractère abrupt qu'il donnait à ses positions. Mais nul n'avait pu douter de la générosité et de la sincérité de ce fidèle compagnon.

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Publié dans In Memoriam | 23:55 | Lien permanent | Commentaires (0)