Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/03/2013

Compte-rendu du colloque "Présence du gaullisme"

La Convention des Gaullistes sociaux pour la Ve République, que préside Jean Charbonnel, ancien ministre du général de Gaulle et de Georges Pompidou, a organisé au Sénat, le jeudi 28 mars 2013, un colloque national pour affirmer, dans les débats de notre temps, la présence du gaullisme, en particulier sous sa forme sociale, dont a été évoquée la dernière figure la plus marquante, celle de Philippe Séguin.

Ce colloque, qui a réuni, pendant une journée, plus de deux cents personnes - parlementaires, gaullistes historiques, militants de Paris, de la région parisienne et de province, étudiants - peut être caractérisé par deux traits: le rassemblement de toutes les sensibilités gaullistes autour d’une recherche sans préalable de ce qui fut le cœur de l'héritage que nous a transmis le général de Gaulle; une réflexion approfondie sur la contribution que le gaullisme, qui a démontré, avant 1974, sa capacité à gouverner le pays, a apportée à la politique de la nation.

Le colloque du 28 mars a, en effet, bénéficié des participations de la Fondation Charles de Gaulle, de l'Amicale gaulliste du Sénat, de l'Amicale gaulliste des députés et de l'Association des anciens députés gaullistes. Ses séances ont été présidées par les sénateurs Jacques Legendre et Isabelle Debré et ont entendu, comme grands témoins, le député Patrick Ollier, Jean Charbonnel, Robert Poujade, ancien ministre de Georges Pompidou et ancien secrétaire général du mouvement gaulliste, et Jacques Godfrain, président de la Fondation Charles de Gaulle.

Aux témoignages, toujours argumentés, que ces personnalités ont apportés, se sont ajoutées les analyses objectives et détaillées présentées par les jeunes universitaires Frédéric Tristram, Jérôme Baloge, Diane Le Béguec, Jérôme Grondeux et Laurent Warlouzet, coordonnées par Gilles Le Béguec, président du Conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle, sur les réponses que les gaullistes ont apportées et peuvent encore apporter aux problèmes d’aujourd’hui.

Le président de l'Amicale gaulliste du Sénat, Gérard Larcher, ancien ministre, après avoir formulé des remarques sévères sur la situation actuelle de la France et de la construction européenne, a conclu le colloque en souhaitant, dans un vibrant appel, que la réflexion se traduise rapidement en action. Décidément, les gaullistes sont de retour!

Publié dans Communiqués | 16:35 | Lien permanent | Commentaires (0)

23/07/2012

Réaction de Jean Charbonnel aux propos de François Hollande

"J'ai pris connaissance avec indignation des déclarations de M. Hollande, président de la République, relatives à la rafle des Juifs de Paris et de la banlieue, les 16 et 17 juillet 1942, suivie par leur enfermement au Vel'd'Hiv'.

Il est en effet inadmissible de faire porter la responsabilité de ce crime monstrueux par «la France». Le coupable n'est pas, en effet, notre nation, alors placée sous le joug de l'occupant nazi, mais le régime à la fois illégitime et illégal de Vichy, issu de la capitulation de 1940.

Confondre la France et l'État de fait de Vichy est non seulement inacceptable du point de vue moral mais totalement faux sur la plan de la vérité historique: c'est faire fi du combat de la France libre entrepris après l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle, de ses héros et de ses martyrs. C'est ce qu'avait bien compris le président François Mitterrand qui, à cet égard, s'était montré plus «gaulliste» que ne devait le faire M. Chirac.

J'ajouterais, enfin, que les déclarations de M. Hollande n'ont pu être que péniblement ressenties par les très nombreux Françaises et Français qui, pendant les années d'occupation, ont protégé, souvent au péril de leur vie, leurs compatriote juifs des exactions allemandes."

Jean Charbonnel, ancien ministre du général de Gaulle

Publié dans Communiqués | 15:00 | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2012

Appel de la Convention des gaullistes sociaux, que préside Jean Charbonnel, ancien ministre du Général de Gaulle et de Georges Pompidou, en faveur de la candidature de Nicolas Sarkozy

À chaque élection présidentielle, le souvenir du général de Gaulle ressurgit dans le débat public et nombre de candidats, y compris dans les partis qui avaient, en leur temps, le plus vivement  combattu le gaullisme, se réclament peu ou prou de son héritage. Pour nous qui avons toujours défendu l’actualité de cette démarche politique et, en particulier, sa dimension sociale, ce constat ne peut que nous réjouir. Il montre qu’elle est plus qu’une simple nostalgie ou une référence académique, mais qu’elle reste bien vivante dans l’esprit des Français et que ses principes fondateurs peuvent continuer à irriguer la vie démocratique. Mesurés à cette aune, tous les candidats pourtant ne se valent pas : parmi ceux susceptibles de l’emporter, Nicolas Sarkozy est le seul - en dépit du combat courageux de quelques autres - qui peut réellement défendre nos valeurs, qu’invoque parfois, pour copie conforme, son concurrent socialiste.

Notre prise de position vaut, d’abord, pour cette part essentielle du message gaullien qu’est la défense des institutions. Nous souhaitons que leur mise en œuvre soit désormais moins présidentialiste, ce qui devrait permettre au gouvernement d’assurer toutes ses tâches constitutionnelles. Nous refusons la perspective d’une « VIe République » qui ne serait qu’un rapetassage de la IVe, comme l’accord intervenu entre le PS et les Verts en a donné un triste avant-goût. Nous approuvons le recours accru au référendum, que préconise le Président de la République, parce qu’il nous semble aller dans le sens d’une plus forte participation des citoyens à leur destin, à condition toutefois que les questions posées soient de celles qui engagent pleinement l’avenir du pays. Nous ne sommes pas favorables à l’ajout d’une « dose » même limitée de proportionnelle aux élections législatives, qui priverait les Français d’un lien direct avec leurs élus. Ni de l’extension du droit de vote aux étrangers pour les élections locales, qui déconnecterait la citoyenneté de la nationalité, alors qu’il faut rendre à notre pays et à ceux qui souhaitent s’y agréger l’amour de la patrie commune.

Notre prise de position est également claire en matière économique et sociale. La priorité doit être, à nos yeux, le rétablissement des finances publiques, comme ce fut fait en 1958. L’ampleur de la dette et des déficits publics a, certes, des effets économiques et sociaux déplorables, mais elle pose aussi de graves problèmes politiques parce qu’elle affaiblit la situation de la France en Europe et menace son indépendance dans le monde puisque l’on n’est pas vraiment libre quand on se trouve entre les mains de ses créanciers. Or, sur ce point comme sur d’autres, le projet du candidat socialiste, qui prévoit de nouvelles dépenses artificiellement financées, demeure flou tandis que celui de Nicolas Sarkozy, appuyé sur les réformes significatives déjà entreprises, apparaît plus honnête.

Pour autant, ce retour aux grands équilibres, s’il est nécessaire, n’est pas suffisant : il n’est qu’un préalable à un développement volontariste, qui doit passer par un retour à une véritable politique industrielle, à la revalorisation de l’investissement public et à une vision prospective prenant la forme d’une planification rénovée capable de mobiliser et d’engager l’avenir. Nous défendons fermement la filière électronucléaire française, garant de notre indépendance énergétique et la seule à même d’éviter la pollution des gaz à effet de serre. Ce qui nous conduit à stigmatiser l’attitude du candidat socialiste qui, dans un curieux jeu de bonneteau, échange des circonscriptions électorales contre des centrales électriques. Mais nous sommes également convaincus que la poursuite de notre politique nucléaire passe par le rétablissement d’un acteur public fort et intégré.

Mais surtout, pour nous, la question sociale est déterminante. Nous ne donnons pas ici un blanc-seing au candidat Sarkozy. Des erreurs ont été faites au début du mandat qui ont mis en cause la justice fiscale. Toutefois, au cœur d’une crise mondiale d’une gravité inédite, l’essentiel de la protection sociale a été préservé. A la différence de certains pays voisins, parfois à direction socialiste, il n’y pas eu en France de baisses de salaires ou de prestations. La réforme des retraites, entreprise à l’automne 2010 par le gouvernement de François Fillon, assure, à moyen terme au moins, la pérennité de nos régimes. La revalorisation du travail, voulue par Nicolas Sarkozy, est indispensable, mais elle passe nécessairement par la revalorisation du travailleur au sein de l’entreprise. Le débat sur le partage de la valeur ajoutée, esquissé en 2009 et trop vite abandonné, doit être relancé, ainsi que la participation ouvrière à l’actionnariat et à la gouvernance de l’entreprise.
Nous savons gré à Nicolas Sarkozy d’aborder avec prudence l’ensemble des problèmes qui concernent la condition humaine et la vie de la famille : la recherche systématique du changement n’est pas toujours un progrès.
Sur la politique étrangère enfin, Nicolas Sarkozy a évolué et on doit lui en donner acte. Malgré le très regrettable retour au sein du commandement intégré de l’OTAN, ses dernières initiatives qui visent à restaurer une parole indépendante de la France et soutenir les aspirations de peuples épris de liberté se situent plus nettement dans la filiation gaulliste. Nous nous félicitons également que pour résoudre la crise européenne actuelle, le Président de la République ait recherché le dialogue direct entre les nations, par-delà des institutions d’inspiration fédérale, dont l’impuissance est à l’occasion apparue au grand jour. Forts de ce retour de la France en Europe, il est urgent que nous fassions respecter le statut de la langue française au sein des institutions européennes. Plus généralement, notre diplomatie doit porter plus d’attention au sort des peuples francophones dans le monde.

L’élection présidentielle est un moment capital du débat démocratique. Elle est, pour nous gaullistes, encore davantage : la rencontre, que nous avons voulue, entre un homme et la nation. Nous avons donc le devoir impérieux d’exprimer, dans ce grand débat, nos préférences : devant l’irréalisme irresponsable des candidats d’extrême gauche et d’extrême droite ; devant les incertitudes du candidat socialiste pris dans les multiples contradictions de son double langage ; devant l’inconsistance du candidat dit du centre, nous appelons à voter, dès le premier tour, pour le candidat de la majorité sortante, pour Nicolas Sarkozy. Nous espérons ainsi participer, au-delà de l’union des droites, au rassemblement populaire qui s’impose aujourd’hui à la France.

Publié dans Communiqués | 08:44 | Lien permanent | Commentaires (0)

15/12/2011

Condamnation de Jacques Chirac: réaction de l'ancien ministre Jean Charbonnel

M. Jean Charbonnel, ancien ministre du général de Gaulle et de Georges Pompidou, président de la Convention des gaullistes sociaux pour la Ve République, a déclaré :

Le Tribunal correctionnel de Paris vient de rendre son jugement dans le procès intenté à M. Jacques Chirac, ancien président de la République.

J'en prends acte. Mais je pense que M. Chirac mérite un autre procès, celui de ses responsabilités à l'égard du gaullisme et de la République.

J'estime en effet que les responsabilités encourues par M. Chirac au cours de sa vie publique ne s'arrêtent pas aux affaires qui lui ont été reprochées. Elles concernent aussi, plus généralement, les conditions dans lesquelles il a brisé le gaullisme politique dont il se réclamait et a mis en cause les fondement mêmes de la Ve République: sa légitimité; ses institutions, qu'ont bouleversées les cohabitations et le quinquennat; les rapports de l'Exécutif avec la volonté populaire dont l'expression a été plusieurs fois bafouée.

Sur tous ces plans, le pays a le droit de connaître, au-delà des faux-semblants des attitudes et des mirages de la démagogie, la réalité des faits. Je m'y emploierai, avec la seule arme qui vaille: celle de la vérité. C'est dans cet esprit que je viens de publier un livre "Pour l'honneur du gaullisme - Contre-enquête sur un héritage" (Riveneuve Éditions).

Publié dans Communiqués | 13:00 | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2009

Communiqué OTAN

Réuni sous la présidence de Jean Charbonnel, ancien ministre du général de Gaulle, le bureau de la Convention des gaullistes sociaux pour la Ve République a déclaré :

«Nous prenons acte de la décision du président de la République et du gouvernement de conduire la France à un retour complet dans le commandement militaire intégré de l'OTAN.

Nous rappelons que cette décision avait déjà été préparée et largement mise en œuvre par les présidents Mitterrand et Chirac, ce qui ôte toute crédibilité aux protestations actuelles de ceux qui avaient alors soutenu leur politique, et qui n'ont donc aujourd'hui aucune leçon de gaullisme à donner à quiconque.

Nous constatons que l'existence et l'autonomie de notre force de dissuasion, garante de l'indépendance nationale, n'est pas remise en cause, ce qui demeure fondamental pour nous.

Nous concevons que les circonstances internationales se sont profondément modifiées depuis 1966 et qu'il importe désormais de renforcer le combat qu'impose le développement du terrorisme international.

Nous nous interrogeons, toutefois, sur l'opportunité qu'il y a, pour mener efficacement ce combat, à constituer autour des États-Unis un bloc des nations occidentales isolé du reste du monde, au risque de faire de l'OTAN le simple bras armé des volontés américaines.

Nous souhaitons donc que le gouvernement français puisse contribuer à faire évoluer cette situation, en particulier en créant une défense européenne qui n'est encore que virtuelle. Au cas où il n'y parviendrait pas, nous souhaitons qu'il fasse le bilan devant l'opinion publique de l'opération dans laquelle il s'engage, et en tire la conséquence logique en sortant d'une OTAN devenue inutile, et en contribuant à renforcer les moyens de l'ONU, seule organisation capable d'imposer, dans la justice, la paix dans le monde».

 

Nous croyons bon de rappeler que Jean Charbonnel est un des cinq ministres survivants du Conseil des ministres historique de février 1966 où le général de Gaulle, sur rapports de Pierre Messmer et Maurice Couve de Murville, a annoncé son intention de retirer la France de la structure intégrée de l'OTAN. Cette décision, adoptée à l'unanimité du Conseil, a été notifiée le 7 mars au président des États-Unis.

Publié dans Communiqués | 23:55 | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2009

Communiqué

Le bureau de la Convention des gaullistes sociaux pour la Ve République a tenu sa première réunion à Paris le 14 janvier 2009.

Il a élu MM. Jean Charbonnel président, Paul Benyamine vice-président trésorier, Jérôme Baloge secrétaire général, MMes Diane le Béguec et Frédérique Coffinières-Duvallès, MM. Laurent Pelvey et Julien Serey, administrateurs.

Un large tour d'horizon a porté sur la situation nationale et internationale. Il a permis au bureau de préciser la vocation de la Convention à devenir le pôle de rassemblement des gaullistes attachés à la fois aux principes permanents du gaullisme et au progrès social, et de confirmer sa politique de soutien, sans inféodation, à l'actuelle majorité.

Publié dans Communiqués | 23:55 | Lien permanent | Commentaires (0)